Paroles fortes

Il ne devrait y avoir aucune tolérance à l’égard du harcèlement moral et de la violence. Ensemble, luttons pour une cohabitation pacifique, en particulier pour le bien des enfants.
Michel Fornasier
Porteur d’une prothèse bionique et créateur de la fondation Give CHILDREN a Hand, il incarne le personnage de la bande dessinée Bionicman.
Michel Fornasier
Depuis plus de 20 ans, j’entends des histoires d’enfants victimes de maltraitance – depuis 17 ans, au sein du groupe de protection de l’enfance de l’Inselspital où, en tant que centre de détection et de consultation en cas de soupçon de maltraitance, nous menons des entretiens avec des enfants, les interrogeons et documentons d’éventuelles traces de violence, et auparavant, cinq ans dans un centre d’accueil pour femmes. Ces enfants nous sont aussi bien envoyés par les personnes chargées de leur tutelle que par des professionnels – représentants officiels, autorités pénales, pédiatres ou travailleurs sociaux. La plupart du temps, les enfants ne comprennent pas pourquoi on leur donne des coups, on les étrangle à demi ou qu’on les traite avec mépris. Ils se demandent ce qu’ils ont bien pu faire de mal, et ne savent pas quelles sont les causes de cette violence à leur égard. Sur le moment, les parents ne réalisent pas que ce n’est pas en leur infligeant des châtiments corporels qu’ils vont devenir plus sages, avoir de meilleures notes à l’école ou faire moins de fautes. Les bébés qui hurlent sans arrêt, les enfants souffrant d’un déficit de l’attention (TDAH) ou autres pathologies familiales lourdes peuvent pousser n’importe quels parents à bout, et même au-delà – il n’y a pas à en avoir honte, il ne faut pas les stigmatiser et cela ne doit pas être un tabou. Les parents doivent demander de l’aide au plus vite, et y accéder facilement. Ils doivent pouvoir en parler avec des amis, leur expliquer que, comme tous les parents, il leur arrive d’être stressés, impatients et débordés, et qu’un appartement bien rangé ou des gâteaux faits maison passent au second rang.
Mischa Oesch
psychologue spécialisée en psychothérapie FSP et psychologue d’urgence certifiée FSP & NNPN
Mischa Oesch
Maltraitance des enfants et violence domestique : deux choses que personne ne devrait avoir à subir. Malheureusement, ces thèmes sont une réalité quotidienne pour certains enfants et adolescents; ils font l’expérience de cette violence dans leur propre chair. Avec la diffusion d’informations en ligne et les médias sociaux, d’autres formes de violence virtuelles sont apparues, qui font autant de mal que la violence physique et qui affectent tout aussi durement nos enfants. Toutes ces formes de violence sont de plus en plus répandues dans notre société, également en Suisse. Mère de deux enfants, je m’engage en faveur d’une éducation non violente. Je dis «non» à la violence à l’égard des enfants et des jeunes. Il est important qu’ils aient une éducation empreinte d’affection !
Christa Rigozzi
animatrice et entrepreneuse, 2 enfants (photo: Ellin Anderegg)
Christa Rigozzi
Lorsque nous avons la liberté de faire des fautes et de ne pas correspondre à la norme, la colère et la frustration se résorbent souvent.
Marah Rikli
libraire, journaliste, mère de deux enfants (Photo: Gianmarco Castelberg)
Marah Rikli
«Je suis née à Vienne en 1960. Les châtiments corporels étaient encore une méthode d’éducation légitime. De vieux films en noir et blanc dans lesquels on inflige des punitions physiques à des enfants nous donnent une idée de cette ‹normalité› qui, dieu merci, est désormais révolue. Mon père m’a par conséquent ‹bien éduquée›. Enfant battue, intimidée et sans défense, j’ai dû subir ses abus sexuels durant des années, car notre mère, elle aussi soumise à son bon vouloir, a accepté de fermer l’œil sur ses agissements. Cela a été difficile de briser cette spirale de la violence. Il m’a fallu combattre mes réflexes afin de ne pas retransmettre mon vécu à mes propres enfants. J’ai néanmoins réussi à les élever de telle sorte qu’ils deviennent des adultes heureux. Aujourd’hui encore, j’en tire plus de fierté que de mes romans. J’ai décrit mon histoire dans mon premier livre que j’ai publié sous le pseudonyme de ‹Brenda Leb›. Dans la population, on constate un changement de mentalité. Toutefois, le fait que les enfants ne sont pas la propriété de leurs parents n’est malheureusement pas encore assimilé par certaines franges de la société ou dans certaines cultures. Mais tant que les gens peuvent penser par eux-mêmes, ils peuvent se transformer. C’est pour cela qu’il est important de s’engager en faveur d’une éducation sans violence!»
Brigitte Kaindl
Romancière et mère de deux enfants adultes
Brigitte Kaindl
L’amour, la protection et le sentiment de sécurité sont les piliers de l’éducation, quelle qu’elle soit.
Fiorina Springhetti
Naturopathe TEN, fondatrice de www.mamalltag.ch, mère de deux fillettes de 6 et 8 ans
Fiorina Springhetti
Je suis convaincue que la génération des parents actuelle a suffisamment d’énergie pour le changement – et je m’en réjouis!
Linda Steiner
Être humain, marraine de deux enfants dont elle est fière et responsable du cours Parents Plus®
Linda Steiner
Ce n’est pas toujours facile d’être un papa. J’espère que ceux qui cherchent de l’aide en reçoivent.
Christoph Simon
cabarettiste et écrivain (Photo: Michael Isler)
Christoph Simon
La violence est le raccourci que les gens empruntent lorsque toutes les autres voies leur semblent trop longues, trop pénibles ou trop désagréables.
Nils Pickert
écrivain et journaliste, père de quatre enfants (Photo: Benne Ochs)
Nils Pickert
La violence, qu’elle soit physique ou psychologique, ne marque finalement qu’un constat d’échec.
Cédric Bonnébault
Délégué à la jeunesse – Canton du Valais
Cédric Bonnébault
Écoutons avec une attention plus soutenue nos propres enfants, mais aussi ceux des autres, pour savoir ce qui les préoccupe vraiment. Écouter est un début.
Andrea Braschler
mère de deux enfants et conseillère auprès de l’agence de publicité Jung von Matt LIMMAT
Andrea Braschler
En ce qui concerne la violence contre les enfants, la pauvreté et l’exclusion sociale, l’équité des chances en matière d’éducation, la ‹stagnation› et la régression sont insupportables à mes yeux.
Paula Honkanen-Schoberth
auteure de nombreux ouvrages pédagogiques, est mère d’une fille adulte et grand-mère de deux adorables petits-fils
Paula Honkanen-Schoberth
Moi-même, je n’ai certes pas d’enfant, mais quand, du bord de la piscine, j’observe la dynamique qui se met en place, je constate régulièrement que les ordres agressifs ne servent à rien.
Giorgia Rigazzi
étudiante et professeure natation
Giorgia Rigazzi
Ainsi, grandir dans une famille qui favorise le dialogue à la violence permettra à l’enfant d’être plus au clair au cas où une autre personne essayerait de lui imposer sa volonté.
Marco Tuberoso
Psychologue, Responsable prévention à l’association ESPAS (espace de soutien et de prévention abus sexuels)
Marco Tuberoso
Les enfants qui ont été maltraités par leurs parents ne cessent pas de les aimer. Ils cessent de s’aimer eux-mêmes.
Anonyme, aujourd’hui adulte et active comme éducatrice référente dans le domaine de l’aide à la jeunesse
Les enfants ont le droit de grandir dans un cadre protégé, qui leur offre des conditions dans lesquelles ils peuvent se développer librement.
Kathrin Schärer
illustratrice de livres d’enfants
Kathrin Schärer
Nombreux parents ont tout simplement peur qu’en demandant de l’aide, on considérera qu’ils ne sont pas à la hauteur. Je pense que nous pouvons tous faire de notre mieux pour mettre fin à cette perception négative.
Giulia Zanga
étudiante en master de psychologie et des sciences de l’éducation, dirige des camps de vacances pour des enfants handicapés (association ATGABBES)
Giulia Zanga
Nul ne le contestera: les enfants poussent leurs parents à bout. Ils exigent de l’amour, une protection, la sécurité, notre confiance, notre temps et toute notre attention. Mais jamais les enfants ne réclament de la violence!
Stefanie Rietzler
est psychologue et auteure d’ouvrages pédagogiques sur les enfants. Elle dirige en outre l’Akademie für Lerncoaching avec Fabian Grolimund. (Photo: Franziska Messner-Rast)
Stefanie Rietzler
Les enfants ont besoin de nombreux mots et d’une grande richesse de vocabulaire pour produire des paroles fortes et devenir de fortes personnalités.
Moritz Daum
père de 3 enfants, professeur de psychologie du développement à l’Institut de psychologie de l’Université de Zurich
Moritz Daum
En réalité, s’exercer à la patience, à prendre son temps, à rester calme, c’est un entraînement de tous les instants.
Manu Burkart
père de 3 enfants et comique au Cabaret Divertimento
Manu Burkart
Crier ne sert absolument à rien. Quand on se met à crier, tout est perdu. Je le dis et je le répète: il faut être gentil avec les enfants.
Valeria Nidola
institutrice, conteuse et libraire
Valeria Nidola
Nous ne devons pas seulement nous bercer de belles paroles. Ce qui compte, c’est comment les enfants se sentent vraiment.
Prof. Dr. Allan Guggenbühl
psychothérapeute et auteur de nombreux ouvrages, directeur de l’Institut für Konfliktmanagement à Zurich
Prof. Dr. Allan Guggenbühl
Pour les enfants, partager ces moments avec leurs parents, paisiblement et sans soucis, est le plus grand bonheur qu’ils puissent connaître.
Lorenz Clormann
père de deux enfants et Creative Director auprès de l’agence de publicité Jung von Matt/Limmat
Lorenz Clormann
Comment pouvons-nous garantir l’intérêt supérieur de l’enfant, et quand les parents dépassent-ils les limites, lorsqu’il s’agit d’un aspect social et culturel de la violence?
Mirjam Werlen
experte juridique dans le domaine de la protection de l’enfant, membre d’InterAction Suisse, l’Association suisse pour les intersexes, qui s’engage également pour le soutien des parents
Mirjam Werlen
Ce qui vaut pour les débats politiques s’applique aussi au sein de la famille. Fixer des règles et s’y tenir est également important dans l’éducation de même que respecter l’enfant.
Fabio Regazzi
Conseil national PDC, membre de la commission politique de Protection de l’enfance Suisse
Fabio Regazzi
L’humour est pour moi une stratégie de survie, aussi bien dans ma vie privée que dans mon environnement professionnel.
Nina Wägli
mère de trois garçons de 7, 5 et 4 ans, actrice de formation et animatrice socioculturelle – mais surtout, «docteur Rêves» pour la Fondation Théodora
Nina Wägli
Accompagner des enfants apporte, d’une part, beaucoup de joie et de bonheur, mais c’est aussi l’un des plus gros défis que nous ayons à relever dans la vie.
Claudia Bischofberger
mère de trois enfants et responsable des cours Parents Plus®
Claudia Bischofberger
En tant que parent, notre tâche la plus importante est de proposer à nos enfants une relation stable.
Fabian Grolimund
psychologue, auteur d’ouvrages pédagogiques, directeur de l’Akademie für Lerncoaching à Zurich et père de deux enfants
Fabian Grolimund
De nombreuses situations de conflits ou de surmenage dans le quotidien éducatif des familles pourraient être évitées, si nous ne refoulions pas les événements marquants de notre enfance.
Lisa Werthmüller
conseillère psychologique diplômée et spécialiste de coaching parental, mère d’une fille adulte
Lisa Werthmüller
Confrontés à la violence, qu’elle soit physique ou psychique, les enfants perçoivent le monde comme quelque chose de détestable.
Viola Amherd
conseillère fédérale, ancienne membre du Conseil de fondation de Protection de l’enfance Suisse
Viola Amherd
Il ne suffit pas de prononcer de beaux discours! Outre les offres d’assistance pour les parents, il faut également des réponses politiques à leurs problèmes. Nous le devons bien aux enfants.
Flavia Wasserfallen
conseillère nationale, présidente de l’Association suisse des consultations parents-enfants et mère de trois enfants
Flavia Wasserfallen
Subir de la violence dans son jeune âge peut affecter le développement infantile, et ce à différents niveaux.
Dr. Niamh Oeri
post-doc au département Psychologie du développement à l’Université de Berne
Dr. Niamh Oeri
Une relation basée sur l’anxiété, la honte et la culpabilité ne conduit jamais à un état psychique stable et sain.
Caroline Märki
fondatrice et directrice de familylab.ch et conseillère familiale appliquant les méthodes du thérapeute danois Jesper Juul
Caroline Märki
Nous devons veiller à garder une attitude respectueuse à l’égard de nos enfants, même si les choses ne vont pas comme nous le souhaiterions.
Nadja Zimmermann
entrepreneuse, écrivaine et blogueuse, mère de deux filles de 12 et de 7 ans
Nadja Zimmermann
Nous autres adultes, nous devons être capables de venir à bout de notre propre faiblesse d’une autre manière, car la violence nuit durablement au développement de nos enfants.
Prof. Dr. Martin Hafen
professeur et spécialiste de la prévention à la Haute école de travail social de Lucerne
Prof. Dr. Martin Hafen
Je suis convaincu que c’est tout ce que je peux faire pour les accompagner durablement dans leur vie et rester toujours leur interlocuteur privilégié
Christian Lüber
père de trois enfants. Compositeur de musique pour les enfants, il a notamment lancé Hilfssheriff Tom, le groupe de kid’s music du Far-West de la Suisse.
Christian Lüber
Les gens qui ont eux-mêmes fait l’expérience de la violence dans leur enfance et qui ne retransmettent pas cette violence à leur progéniture font preuve d’une grande force de caractère.
Lorenz Pauli
auteur de livres pour enfants et conteur, père de 2 adolescents
Lorenz Pauli
Certains disent qu’il n’y a pas d’approche ‹juste› ou ‹fausse› en matière d’éducation. Je ne suis pas de cet avis: la violence est (toujours) la mauvaise voie.
Racha Fajjari
maman d’un fils de 8 ans, entrepreneuse et fondatrice de Mamalicious, la plus grande communauté de mères de Suisse
Racha Fajjari
Car les professeurs ont une responsabilité particulière – celle de transmettre leur estime, quelle que soit la performance de l’enfant.
Alexander Meier
professeur de karaté J+S
Alexander Meier
Parlons de ce qui se passe loin des feux des projecteurs, et soutenons les parents et les enfants.
Fleur Jaccard
responsable des questions sociales auprès de la Fondation Christoph Merian, qui s’engage pour les enfants
Fleur Jaccard
Les enfants ne peuvent ni appeler un copain ni se défendre, et, si leur papa ou leur maman emploie la manière forte, ils ne savent pas qu’il pourrait en être autrement.
Nils Althaus
cabarettiste, musicien et acteur, père de deux fils, resp. de 4 ans et d’un an et demi
Nils Althaus
La résistance non violente est, de toute façon, une option nettement plus efficace à long terme – pour les enfants comme pour les parents.
Jolanda Spiess-Hegglin
activiste sur le Net et directrice du réseau #NetzCourage
Jolanda Spiess-Hegglin
Tout enfant a le droit de bénéficier d’une éducation sans violence.
Rosmarie Quadranti-Stahel
conseillère nationale PBD, mère de trois enfants adultes
Rosmarie Quadranti-Stahel
Souvent, les parents sont débordés et essaient de parer au plus urgent, de sauver les apparences, au lieu de chercher de l’aide.
Slavia Karlen
blogueuse de womentalk.ch, mère d’un fils de 12 ans
Slavia Karlen
Parfois, nous oublions que les enfants ne sont pas venus au monde adultes, et que nous avons été, nous aussi des enfants.
Olivia Abegglen
blogueuse de fraeuleintiger.ch et mère de deux petits garçons de 3 ans et de 1 an
Olivia Abegglen
Enfant, j’ai reçu des gifles injustement et, aujourd’hui encore, dans la deuxième partie de ma vie, je remarque combien j’en souffre encore.
Anonyme
Des relations familiales fondées sur la confiance sont l’un des principaux facteurs pour la garantir.
Prof. Dr. Dominik Schöbi
Université de Fribourg, Psychologue et père de trois enfants de 6 à 13 ans
Prof. Dr. Dominik Schöbi
Toute forme de violence déstabilise profondément un enfant et ébranle sa confiance en soi et à l’égard de son entourage.
Katja Wiesendanger
directrice de la Fondation Pro Juventute
Katja Wiesendanger
La confiance est comme une feuille de papier: une fois qu’elle est pliée, on y voit les traces pour toujours.
Christian Glauser
responsable de la section Energie à l’Office des travaux publics, des transports publics et de l’énergie de la Ville de Berne
Christian Glauser
Je pense que les parents, qu’ils vivent en couple ou qu’ils soient séparés, doivent défendre les mêmes valeurs et former une équipe, y compris pour les questions d’éducation
Marie-Eve Marville
Performance Manager et mère d’un fils de 7 ans
Marie-Eve Marville
Il est de notre responsabilité de réagir de manière adéquate aux différentes situations.
Patrick Linner
graphiste et père d’un fille de 7 ans
Patrick Linner
Dans les périodes difficiles, la pratique intense de l’exercice physique m’a aidé à tenir le coup. En sortant à l’air frais, avec ou sans les enfants, ma frustration se dissipait en général très rapidement.
Yvonne Feri
conseillère nationale, présidente du Conseil de fondation de Protection de l’enfance Suisse
Yvonne Feri
Mon objectif est que de plus en plus d’êtres humains comprennent que la violence est un instrument d’éducation totalement inadapté, car les enfants ont besoin, avant tout, de beaucoup d’affection, de relations stables et fiables avec leurs parents, et que ces derniers leur donnent le bon exemple.
Dr. med. Markus Wopmann
médecin-chef de la clinique pour enfants et adolescents à l’Hôpital cantonal de Baden
Dr. med. Markus Wopmann
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