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La violence dans l’éducation

La violence est encore une réalité quotidienne et un moyen d’éducation dans nombre de familles.

Deux choses sont essentielles à l’épanouissement de l’enfant: des racines et des ailes. Les racines symbolisent un environnement sain et fertile qui permet à l’enfant de grandir, et les ailes, les perspectives et les possibilités de progresser et de s’élancer pour entrer en douceur dans le monde.

Cela repose sur des relations d’affection, de confiance et de respect avec les parents et d’autres personnes de référence. Nombre d’enfants ne bénéficient pas d’un environnement suffisamment bienveillant: au lieu de s’épanouir librement, ils subissent la violence sous les formes les plus diverses.

Des chiffres effrayants

Les châtiments corporels et psychiques blessants sont encore coutumiers dans nombre de familles en Suisse et semblent souvent érigés en méthodes d’éducation. La moitié des enfants vivant en Suisse y sont aujourd’hui confrontés et un enfant sur cinq souffre de violences graves. Chaque année, 1500 enfants sont pris en charge par les urgences pédiatriques des hôpitaux suite à des «mesures éducatives». Des chiffres qui doivent nous faire prendre conscience du problème.

L’éducation est une affaire privée. La violence à l’égard des enfants ne l’est pas.

L’éducation non violente n’est pas inscrite dans la loi

Nous voulons que les enfants grandissent sans violence, en sécurité et dans le respect et la tolérance. Rien ne justifie la violence à l’égard des enfants. Elle doit être condamnée par la société. 

Les châtiments corporels ne sont pas interdits par la loi suisse tant qu’ils ne laissent pas de blessures visibles. A l’inverse, cela signifie qu’ils sont autorisés. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, les châtiments corporels au sein du foyer ne sont pas considérés comme des actes de violence physique s’ils ne dépassent pas un certain degré ou une certaine répétition accepté par la société (ATF 129 IV 216ATF 117 IV 14). Ce degré et cette répétition «acceptables» sont difficiles à définir puisqu’ils ne font pas l’objet d’un consensus parmi les générations, les communautés et les groupes socioéconomiques. Cette situation entraîne un flou juridique qui permet qu’un enfant sur vingt subisse régulièrement des châtiments corporels et qu’un enfant sur quatre soit exposé à une violence psychique constante.

Chaque enfant a le droit d’être protégé contre toute forme de violence. Tels sont les termes de l’article 19 de la Convention relative aux droits de l’enfant de l’ONU. La Suisse a ratifié cette convention en 1997 et s’est engagée à l’appliquer. Pour cela, le droit à une éducation non violente doit être inscrit dans la loi.

Matériel & Téléchargements

Protection de l’enfance Suisse met à votre disposition toutes les informations importantes et le matériel nécessaire sur ce thème. Nous nous tenons à votre entière disposition pour répondre à vos questions. info@kinderschutz.ch

Programmes de prévention et cours

Vous souhaitez aborder ce thème dans le cadre de votre quotidien professionnel? Nos programmes et cours qui ont fait leurs preuves sont disponibles ici. Nous restons à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire ou conseil individuel: info@kinderschutz.ch. 

Prises de position politiques

«Une gifle n’a jamais fait de mal à personne!» C’est ce que pensent nombre d’adultes en Suisse. Protection de l’enfance Suisse demande un ancrage légal du droit des enfants à une éducation non violente.

L’engagement de Protection de l’enfance Suisse

«Idées fortes – Il y a toujours une alternative à la violence» est une campagne de sensibilisation pluriannuelle sur le thème de la violence dans l’éducation déployée dans toute la Suisse.

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