Portraits filmés

Dans les films émouvants réalisés par Anne Voss et David Hermann, des enfants, adolescent-e-s et adultes racontent la violence qu’ils ont vécue, leurs sentiments et la manière de surmonter ces épreuves.

Simona: «Mes filles ont trop subi»

Ce film montre la violence massive subie par Simona, la mère d’une fille de dix ans et d’une fille de cinq ans, de la part du père de sa deuxième fille. Outre les descriptions de la mère, Simona, et de la grand-mère, les deux enfants prennent également la parole et s’expriment longuement. En jouant avec la grand-mère et en parlant avec une pédagogue, elles exposent leur point de vue sur la violence vécue. Elles décrivent les situations violentes, discutent de notions telles que confiance, protection, peur, courage, famille, cohésion et tristesse. Elles parlent de ce qui leur fait du bien et quelles difficultés elles rencontrent aujourd’hui.

Cécile: «Le cœur pèse une tonne»

Durant son enfance et sa jeunesse, Cécile a constamment été exposée à la violence entre ses parents. Elle décrit dans le film quels effets les menaces et la violence de son père face à sa mère ont eu sur elle en tant qu’enfant, quelles ont été ses peurs, ses pensées et ses réactions. Elle explique comment la séparation de ses parents a, d’une certaine manière, accentué la violence. Elle parle très ouvertement des moments où elle s’est mise elle-même en danger. Cécile décrit comment elle replace aujourd’hui dans sa vie ce qu’elle a vécu et ce qui l’a aidée à maîtriser la situation.

Nicola: «C’est comme si j’avais un point mort en moi»

Nicola, âgé de 18 ans, raconte ses expériences en tant que jeune homme métis en Suisse face à la violence de son père. Il raconte comment il ressentait son absence dans un premier temps et ensuite avait peur de lui et le détestait. Comme point de départ, Nicola exprime son sentiment d’être au «point mort». Il raconte combien il était difficile de se sentir apprécié et ce qui l’a aidé à le devenir. Il décrit en particulier comment il a travaillé pour surmonter ce «point mort», pour ne pas se sentir simple observateur de sa vie mais bel et bien comme un acteur à part entière.

Martin: «Ce qui me fait le plus mal, c’est ce que j’ai fait aux enfants»

Martin a frappé sa femme à plusieurs reprises. Il est père de cinq enfants qui vivent maintenant en foyer. Il est séparé de sa femme. Martin a suivi un programme d’apprentissage de lutte contre la violence au sein du couple et tente aujourd’hui de reprendre ses enfants à la maison. Qu’est-ce qui l’a conduit à devenir violent? Comment change-t-on un tel comportement? Quels sont les besoins des enfants par rapport à leurs parents? Comment un homme qui a été violent peut-il être perçu par les autorités et les institutions comme un père attentif et bienveillant? Dans le film, Martin est préoccupé par ces questions et cherche des réponses.

Lisa: «Elle m’agrippe la main, il me tire à lui par l’autre main»

Lisa est aujourd’hui âgée de 26 ans. Lorsqu’elle avait 7 ans environ, une dispute entre ses parents l’a réveillée un matin. Auparavant, des conflits entre ses parents avaient régulièrement éclaté le soir. Lisa, impuissante et en larmes, les entendait se disputer. Un matin, sa mère l’a prise par la main et a quitté la maison pour aller se réfugier chez sa grand-mère. Son père a alors cherché à la retenir et à l’attirer vers lui. C’est un souvenir douloureux pour Lisa. Ensuite, elle n’a plus vu son père pendant longtemps, jusqu’à ce que des visites chez lui le week-end soient instaurées. À ce moment-là, Lisa considérait ces week-ends comme gâchés. Depuis, Lisa a beaucoup analysé les confrontations parentales. Dans le film, elle raconte les sentiments qui l’animaient à l’époque et ceux qu’elle ressent aujourd’hui dans ses propres relations de couple, combien il lui est encore difficile de se sentir estimée et à quel point elle se sent seule.


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Marianne Kauer

Marianne Kauer

Collaboratrice scientifique «Programmes»

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