Vidéoclip Fouettez la crème, pas les enfants!

Le vidéoclip «Fouettez la crème, pas les enfants!» de Protection de l’enfance Suisse réclame le droit à une éducation non-violente

A l’occasion du No Hitting Day du 30 avril 2016, Protection de l’enfance Suisse montre clairement à l'aide d'un court vidéoclip intitulé «Fouettez la crème, pas les enfants!» dans lequel intervient Anuk Steffen, interprète de Heidi, que les châtiments corporels n’ont pas leur place dans l’éducation des enfants. La fondation lance un appel aux responsables politiques pour que le droit des enfants à une éducation non-violente soit inscrit dans le Code civil.

Dans la vie de tous les jours, les enfants et les adolescents poussent parfois à bout leurs parents et les personnes qui s’occupent de leur éducation : malgré tout, les coups et les autres traitements dégradants n’ont pas leur place dans l’éducation. Le court vidéoclip «Fouettez la crème, pas les enfants!» présenté par Protection de l’enfance Suisse à l’occasion du No Hitting Day du 30 avril demande aux parents et aux personnes chargées de l’éducation de respecter le droit des enfants à la préservation de leur intégrité physique et psychique ainsi qu’à une éducation non-violente. Dans le vidéoclip diffusé sur Internet, Anuk Steffen que l’on connaît pour avoir interprété Heidi au cinéma en 2015 apporte sa contribution. Elle dit: «J’ai participé au tournage parce que c’est pour une bonne cause. Ce n’est pas bien que les parents frappent leurs enfants!»

Les châtiments corporels sont courants en Suisse dans l’éducation

«Une gifle n’a encore jamais fait de mal à un enfant!» Selon un sondage d’Isopublic datant de 2007, c’est ce que pensent la majorité des parents en Suisse – même quand il s’agit de punir les plus petits. Selon la dernière étude représentative de l’université de Fribourg datant de 2004 concernant le comportement punitif des parents suisses, 35’000 enfants de moins de quatre ans se font régulièrement gifler, tirer par les cheveux et fesser. Ce qu’une très grande partie des adultes considèrent comme un moyen d’éducation acceptable a des conséquences graves pour le développement des enfants et leur santé physique et psychique, comme en témoignent de nombreuses études.

Inscrire dans la législation le droit à une éducation non-violente

Protection de l’enfance Suisse demande aux responsables politiques à l’échelon fédéral d’inscrire le droit de l’enfant à respect de son intégrité physique et psychique ainsi qu’à une éducation non-violente dans le droit civil et de compléter ainsi les normes existantes en droit pénal. Au niveau légal, il est nécessaire que les châtiments corporels soient clairement refusés comme moyen d’éducation. Des études réalisées dans des pays européens comme l’Allemagne et la Suède montrent que des normes juridiques appropriées associées à des mesures de sensibilisation étendues aboutissent à un recul notable et durable de la violence dans l’éducation. Egalement chez les parents expressément favorables aux châtiments corporels et peu enclins à changer.