Des paroles fortes

Nils Althaus, cabarettiste, musicien et acteur, père de deux fils, resp. de 4 ans et d’un an et demi

«Les enfants poussent souvent les parents à bout. J’en fais régulièrement l’expérience avec mes propres fils: accès de fureur devant la caisse du supermarché, refus de ranger leur chambre ou de ne pas traîner en se rendant au jardin d’enfants. Réagir correctement dans de telles situations constitue un véritable défi. En même temps, nos enfants sont à notre entière merci. Ils ne peuvent ni appeler un copain ni se défendre, et, si leur papa ou leur maman emploie la manière forte, ils ne savent pas qu’il pourrait en être autrement. C’est pourquoi les enfants ont besoin de notre soutien et de notre vigilance.»

Nils Althaus, cabarettiste, musicien et acteur, père de deux fils, resp. de 4 ans et d’un an et demi

Olivia Abegglen, blogueuse de fraeuleintiger.ch et mère de deux petits garçons de 3 ans et de 1 an

«Parfois, nous oublions que les enfants ne sont pas venus au monde adultes, et que nous avons été, nous aussi des enfants. Un changement de perspective est salutaire pour tous. Il nous aide à traiter les enfants d’égal à égal et de mieux les comprendre. Il n’est pas question pour moi d’user de mon pouvoir et de la violence à leur égard. Toutefois... Jamais je ne me suis sentie devant un tel défi que dans mon rôle de maman – la tâche la plus belle, mais en même temps, la plus exigeante que j’aie jamais imaginée. Être parents, c’est travailler sur soi-même, réfléchir, se fixer des objectifs familiaux et essayer de les réaliser. Cela vaut en tout cas la peine.»

Olivia Abegglen, blogueuse de fraeuleintiger.ch et mère de deux petits garçons de 3 ans et de 1 an

Anonyme

«Enfant, j’ai reçu des gifles injustement et, aujourd’hui encore, dans la deuxième partie de ma vie, je remarque combien j’en souffre encore. C’est la raison pour laquelle je soutiens la campagne de Protection de l’enfance Suisse – il ne faut pas que, quand des parents battent leurs enfants, on minimise de tels actes. Moi-même, je n’ai jamais levé la main sur mes enfants, et je me félicite de ne pas leur avoir retransmis ce traumatisme. C’est une contri-bution, certes, modeste, mais importante pour que le monde s’améliore. Et cela accroît leurs chances de jouir d’une bonne santé psychique dans toutes les phases de leur vie.»

Anonyme

Katja Wiesendanger, directrice de la Fondation Pro Juventute

«Toute forme de violence déstabilise profondément un enfant et ébranle sa confiance en soi et à l’égard de son entourage. Les enfants dont les besoins sont pris en compte, qui peuvent donner leur avis et parfois dire «Non», deviennent des personnalités qui prennent mieux leur vie en charge à l’âge adulte. Si les parents donnent à leur enfant, dès le début, le droit de participation et de codécision, ils contribuent de manière déterminante à le protéger de la violence. Il arrive toutefois que les parents se heurtent à leurs propres limites. Le service de conseil aux parents de Pro Juventute se tient à leur disposition, quelle que soit la situation à laquelle ils sont confrontés – 24 heures sur 24, 365 jours par an (tél. 058 261 61 61, elternberatung.projuventute.ch).»

Katja Wiesendanger, directrice de la Fondation Pro Juventute

Christian Glauser, responsable de la section Energie à l’Office des travaux publics, des transports publics et de l’énergie de la Ville de Berne et père d’un fils d'un an.

«La confiance est comme une feuille de papier: une fois qu’elle est pliée, on y voit les traces pour toujours. Les enfants qui subissent la violence des adultes la perçoivent comme une atteinte grave, qui ébranle leur propre sentiment de sécurité. Cette perte de confiance est particulièrement dangereuse pour les enfants. En tant que jeune père, je tiens absolument à pouvoir offrir à mon fils la sécurité, une protection, et de la tendresse. Le sentiment de confiance que je peux lui insuffler est en même temps la preuve la plus précieuse de l’amour que je lui porte.» 

Christian Glauser, responsable de la section Energie à l’Office des travaux publics, des transports publics et de l’énergie de la Ville de Berne et père d’un fils d'un an.

Marie-Eve Marville

«J’attache de l’importance aux structures et aux règles – je ne suis pas pour le «laisser-faire». Je pense que les parents, qu’ils vivent en couple ou qu’ils soient séparés, doivent défendre les mêmes valeurs et former une équipe, y compris pour les questions d’éducation. C’est le seul moyen pour que les enfants bénéficient de la stabilité nécessaire et d’un quotidien bien réglé, qui leur confèrent la sécurité dont ils ont besoin. Le respect et la politesse appartiennent pour moi à une bonne éducation –  chez nous, se dire «Bonjour» ou «Bonne nuit» va de soi. Il n’est pas facile de concilier travail, vie familiale et études, et cela demande de chaque membre de la famille beaucoup d’énergie. Cela ne fonctionne que si l’on respecte certaines structures, qu’on a le sens de l’organisation, mais aussi du savoir-vivre.»

Marie-Eve Marville, Performance Manager et mère d’un fils de 7 ans

Prof. Dr. Dominik Schöbi, Université de Fribourg. Psychologue et père de trois enfants de 6 à 13 ans.

«La sécurité émotionnelle est importante pour le succès et les performances de l’individu dans pratiquement tous les domaines de la vie. Des relations familiales fondées sur la confiance sont l’un des principaux facteurs pour la garantir. La violence, qu’elle soit physique ou psychique, constitue un obstacle à cet égard: les leçons qu’elle inculque à nos enfants sont contre-productives!»

Prof. Dr. Dominik Schöbi, Université de Fribourg. Psychologue et père de trois enfants de 6 à 13 ans.

Paola Riva Gapany

«La violence à l’encontre des enfants nous concerne tous! En tant que mère de deux adolescents, je sais que les parents ont besoin de soutien pour une éducation non violente et donc respectueuse de la dignité de tout en chacun, enfant et parents compris. Personne n’aime la violence, qui n’a pas sa place dans une société progressiste et respectueuse des droits de l’enfant. Il nous faut des modèles de parentalité positive et des solutions très concrètes comme nous les propose la campagne de la fondation Protection de l’enfance Suisse.»

Paola Riva Gapany, mère de deux adolescents de 13 1/2 ans et de 12 ans, directrice de l‘Institut international des droits de l’enfant à Sion, membre du Conseil de fondation de Protection de l’enfance Suisse

Patrick Linner, graphiste

«Il est de notre responsabilité de réagir de manière adéquate aux différentes situations.» Nous avons tous bénéficiés d’une éducation. Nos parents nous ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Maintenant, nous assumons cette responsabilité – consciemment ou pas – et nous pouvons nous-même décider de ce que nous retransmettrons à nos enfants. Remettre en question son propre comportement ouvre de nouveaux horizons, cela nous permet de nous développer constamment. C’est le début d’un travail merveilleux, sur ses relations avec autrui, aussi bien avec l’enfant qu’avec sa propre compagne et soi-même. Cela vaut la peine! Nous avons toujours la possibilité d’opter pour une solution pacifique et nous seuls pouvons nous transformer. Certaines situations se produisent, nous les interprétons et c’est à nous qu’il incombe de réagir de manière adéquate.»

Patrick Linner, graphiste

Yvonne Feri, conseillère nationale, présidente du Conseil de fondation de Protection de l’enfance Suisse

«Ancienne mère célibataire de deux filles, aujourd’hui adultes, et ayant parallèlement exercé une activité professionnelle, le thème de l’éducation me tient particulièrement à cœur. Dans ma vie de tous les jours, j’ai souvent été à la limite de mes forces et je sais trop bien quels sont les défis quotidiens que doivent relever les parents. Dans les périodes difficiles, la pratique intense de l’exercice physique m’a aidée à tenir le coup. En sortant à l’air frais, avec ou sans les enfants, ma frustration se dissipait en général très rapidement. Bouger permet d’évacuer le stress et un environnement différent aide à se calmer.»

Yvonne Feri, conseillère nationale, présidente du Conseil de fondation de Protection de l’enfance Suisse

Markus Wopmann, médecin-chef de la clinique pour enfants et adolescents à l’Hôpital cantonal de Baden

«Mon objectif est que de plus en plus d’êtres humains comprennent que la violence est un instrument d’éducation totalement inadapté, car les enfants ont besoin, avant tout, de beaucoup d’affection, de relations stables et fiables avec leurs parents, et que ces derniers leur donnent le bon exemple.» 

Markus Wopmann, médecin-chef de la clinique pour enfants et adolescents à l’Hôpital cantonal de Baden