Session de printemps 2017: la ratification de la Convention d’Istanbul est un pas important dans la prévention de la violence!

Durant la Session de printemps, la ratification de la «Convention d’Istanbul» figure au programme du Conseil des Etats. En ratifiant cette convention, la Suisse manifeste sa volonté de continuer d’améliorer les efforts actuels pour prévenir et combattre la violence à l’encontre des femmes, des hommes et des enfants – en particulier dans le domaine de la violence domestique. La ratification de cette convention ne nécessite pas que l’on modifie, en Suisse, les dispositions pénales. Il est indispensable toutefois, pour combattre la violence, de mettre en place des mesures de prévention mieux coordonnées au niveau national. En raison de son caractère contraignant, la convention donne à la Suisse une impulsion cruciale.

Le Parlement est également appelé à traiter différentes motions qui ont pour but de garantir à tous les enfants sur le territoire suisse – indépendamment de leurs origines et de leur statut social – la même protection, le même encadrement et le même droit à l’instruction et à la formation. Même aujourd’hui, la garantie des droits de l’enfant ne va pas encore de soi. Les violations des droits touchent spécialement souvent des enfants qui ont dû fuir de chez eux et sont entrés en Suisse seuls ou accompagnés de proches adultes. Alors que la ratification de la Convention des droits de l’enfant vient tout juste d’avoir 20 ans en Suisse, il s’avère que les efforts en vue de la réalisation des droits de l’enfant doivent se poursuivre. Protection de l’enfance Suisse accueille donc positivement le fait que plusieurs motions parlementaires visent à placer les violations des droits de l’enfant au centre de l’attention du Parlement en demandant les mêmes droits pour tous les enfants.

La motion 16.3911 «Inciter les jeunes migrants arrivés tardivement en Suisse à achever une formation du degré secondaire II» vise à améliorer les chances de s’instruire et d’achever leur formation pour les jeunes migrants. Jacques Bourgeois demande, en déposant la motion 15.3127, d’améliorer l’encadrement et les possibilités de formation des mineurs non accompagnés. La présidente du conseil de fondation de Protection de l’enfance Suisse, Yvonne Feri, demande par le postulat 16.3407 une «Analyse de la situation des réfugiées». Après leur arrivée en Suisse, les femmes et les enfants qui ont dû fuir de chez eux ne trouvent pas toujours la protection nécessaire et un encadrement approprié. Protection de l’enfance Suisse recommande d’accepter ces motions.

En lisant nos recommandations, vous verrez en détail quelle est notre position sur ces objets et d’autres encore.

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